Ca faisait un p’tit moment que ça me traînait dans la tête mais voilà, c’est fait, j’ai repeints la totalité des figurines de la boîte de base de Claustro. Pourquoi maintenant ? A cause des socles transparents mes poussins ! Et oui, c’est de là que part ma motivation : mettre des socles “crystal” que l’on peut trouver ici pour des prix tout à fait compétitifs.
L’idée de départ : effectuer un travail correct en un temps record (du moins pour moi). Pour ce faire, utiliser d’une part le pré-peint et donc rester sur le même schéma de couleur, d’autre part se servir de la technique dite du pré-ombrage apprise avec Christophe Bauer, peintre pro de son état.
Par où commencer ? Et bien par du bon vieux ébarbage ! C’est qu’elles sont pleines de lignes de moulage ces bestioles et bien souvent très mal placées… Plus sérieusement, c’est la première fois que je travaille du plastique mou made in China de l’époque. Il faut savoir que Claustrophobia est l’un des premiers jeux pré-peints de cette qualité. On touchait le début de l’ère du pré-peint pas mal du tout (bon maintenant, on a du X-wing, ça n’étonne plus personne) et on essuyait les plâtres. Du coup, autant dire de suite que le plastique mou est tout pourri et quand tu le grattes au couteau de modélisme ça fait des pluches et des micros copeaux merdiques que tu peux retrouver au bout de ton pinceau lors de la phase peinture, ça fait toujours plaisir. Evidemment, le fait de gratter ces lignes enlève la peinture d’origine et fait apparaître le plastique noir brute de la fig. Alors là, tu reprends tous les aplats en essayant de t’approcher au mieux de la couleur originale voire commencer un travail des lumières selon où se trouve la partie mise à nu : plus claire pour une retouche exposée et plus sombre pour une retouche antagoniste.
Bref, une fois fait, un coup de blanc cassé puis de blanc pur à l’aérographe uniquement sur le dessus des figs et on obtient un pré-ombrage tout beau, tout neuf.
Autre truc, le pré-peint fait que la peinture n’accroche pas de suite ce qui rend le travail à l’aéro plaisant car il permet de palier ce manque.
Ensuite, c’est une histoire de lavis successifs très rapides qui permettent de mettre en valeur tous ces creux et bosses que le sculpteur a bien voulu nous laisser. Seul le gros démon n’a pas sa couleur d’origine : je l’a trouvais hyper morne (gris neutre). Du coup, je suis parti sur un bleu violet, travaillant avec le Bleu sali foncé de PA puis des encres violette et bleue pour finir la crête au jaune-orange, couleur complémentaire selon notre cercle chromatique. Quelques effets de vernis brillants ont été utilisés notamment pour l’intérieur des gueules des monstres. Un peu de taches de sang pour faire genre “combat de la mort qui tue” en version sèche (peinture acrylique classique) ou fraîche (avec du Smoke Tamiya noir et rouge). Le tout verni en mat Pebeo (ce sont des figs de jeu, je n’ai pas eu le choix).
Je précise pour les troglodytes (troupaille du joueur démon), que je suis allé très vite et que la ligne de moulage passant par les dents et les griffes a été savamment grattée à l’arrache tant ce travail était pénible et long pour pas grand chose vu le but donné de départ.
Le résultat : je suis assez content. Le rapport qualité/temps est plutôt bon. Par exemple, les 11 troglodytes ont été faits en une après-midi. Je n’avais jamais peint aussi vite. C’est également une première sur ce style de figurine. En tous cas, le rendu final est meilleur que celui de base, ce n’est donc pas raté. Autre remarque : peindre ce genre de sujet permet de ce détendre voire d’essayer de nouvelles techniques, des couleurs, etc… L’expérience a été plutôt agréable. Reste plus qu’à jouer !
Les photos qui suivent sont volontairement prises d’assez loin, ces figurines étant peintes pour être regardées à distance de jeu ;-).