La première (tardive pour ma part) de Splendor. Tout d’abord, le matériel est impeccable. Une très belle édition pour ce premier jeu des Space Cowboys. La qualité des cartes est quasi parfaite (on sent la touche de Sébastien Pauchon), les jetons sont agréables au toucher et leur tintement régulier durant la partie nous rappel le Poker. Mais ici point de bluff, uniquement de la mécanique bien huilée et sans réelle nouveauté. Pour ma part, ce n’est pas du tout mon style de jeu même si j’y prends un certain plaisir à y jouer. Les parties ont l’avantage d’être courtes (une vingtaine de minutes) et donc de ne pas endormir les joueurs. Très répétitives, les actions vont nous permettre de récupérer des ressources puis d’acheter des cartes de plus en plus chères qui, évidemment, nous donneront de plus en plus de points de victoire. Malheureusement, je trouve que Splendor manque de quelque chose, un petit je ne sais quoi qui aurait pu le thématiser vraiment et ainsi le rendre plus vivant et ludique. Finalement, les pierres précieuses ne sont là que pour permettre à l’illustrateur de faire une magnifique première de couverture de boîte. Après ouverture de cette dernière, plus de trace de joyaux ou de marchand examinant des bijoux…On échange plus que des pions vert, rouge et noir pour prendre une carte blanche. Donc froid et répétitif, Splendor n’amène pas grand chose de nouveau au milieu mais m’est plaisant à jouer et j’y rejouerai très certainement afin de confirmer ou non cet avis.