Quantum est sorti l’année dernière à Essen. Je n’avais pas encore trouvé le temps de l’essayer jusqu’à présent et c’est enfin chose faite. Dans ce dernier, le but du jeu va être de poser ses quatre stations quantum (petits cubes à sa couleur) en premier sur les planètes du plateau. A partir de là, la partie prend fin et on a gagné. Ce qu’il faut savoir, c’est que Quantum est un jeu de gestion de dés où ces derniers représentent chacun un vaisseau plus ou moins puissant et plus ou moins rapide en fonction de sa valeur. Un “1” est donc un vaisseau très fort en combat mais n’avancera pour le coup que d’une case. Par dessus ça, chaque vaisseau (donc d’une valeur de 1 à 6), a une capacité spéciale qui lui permet de faire des choses supplémentaires en plus de se déplacer et de combattre. Chaque joueur va pouvoir gérer sa flotte durant la partie afin de placer ses foutus cubes. A chaque tour on pourra effectuer trois actions qui permettront de déplacer les vaisseaux (donc dés), les faire attaquer, faire de la recherche, construire des cubes quantum (pour gagner), changer la valeur de certains vaisseaux, etc… Les combats sont gérés aux dés et, miracle ! C’est le plus petit score qui l’emporte ! C’est dingue ! De plus Quantum, par son système de combat, favorise l’attaque alors autant dire qu’on est pas là pour vendre des cravates. Il va falloir être agressif mes p’tits bonhommes et pas faire n’importe quoi.
La partie était à trois joueurs (on peut jouer jusqu’à quatre) et a été relativement rapide : environ 40 minutes. Effectivement une fois qu’un cube est posé, on ne peut plus le retirer du jeu. Le placement des vaisseaux est d’une importance capitale et la gestion des valeurs de ces derniers l’est tout autant. A chaque tour, on a la possibilité de prendre des cartes soit tactiques (avec des pouvoirs forts mais instantanés), soit de commandement (avec des pouvoirs permanents mais un poil moins puissants que les premières) en fonctions des actions réalisées. Cet aspect permet de pas mal donner de durée de vie au jeu car on ne voit qu’une petite quantité de la totalité des cartes à chaque partie. De plus, le jeu propose des scénarii avec des plateaux différents (oui, le plateau est modulable) afin de varier les plaisirs. Joueurs n’aimant pas les dés et leur gestion, passez votre chemin ! Pour ma part, cette mécanique m’est plutôt agréable en plus du fait que Quantum est un jeu très tactique. Evidemment les grands stratèges ne s’y retrouveront pas non plus, Quantum tendant plutôt vers de l’eurotrash. Il ne sera donc pas intellectualisé sur les petits forums ludiques…
Les cartes sont chères. Heureusement car très fortes. On se rend coup pour coup et il ne faut pas avoir peur de se rentrer dans le lard. Ma petite expérience nous a montrés une partie très tendue et chacun pouvait gagner jusqu’au dernier coup. Peut-être, comme à l’habitude dans ce genre de jeu, éviter la configuration trois joueurs qui amène un peu de kingmaking. En plus, ça joue vite voire très vite car Quantum apporte une notion de course !
Au final, une bonne expérience pour moi, assez originale malgré une mécanique centrale classique, j’ai une vrai envie d’y rejouer mais plutôt à 2 ou 4 joueurs.