Me voilà enfin en face du fameux Nations ! Je dis enfin, car il est sorti à Essen 2013 et que je n’avais pas encore eu le temps de le découvrir. D’un point de vu matériel, la boîte est balaise et la première de couv’ plutôt réussie. J’aime particulièrement le travail de couleur effectué sur l’armure du type qui semble être un conquistador. Les femmes sont également à l’honneur avec notamment la présence de Marie Curie. A l’intérieur, les cartes et les plateaux sont costauds par contre les dessins sont déjà beaucoup moins biens. En fait, on ne les remarques pas durant la partie car ce qui compte ce sont les petits symboles schématisés à côté. Le thème se veut de « civilisation ». Effectivement, tous les titres des cartes font référence de près ou de loin à des événements historiques, guerriers ou non, ou à des personnages ayant marqués l’histoire, originaires de toutes nations. La liaison thème – mécanique s’arrête là et on retrouve la base du jeu de pose d’ouvrier bien loin des « Clash of Culture » et autres « Sid Meyer’s Civilization ». En effet,l’interaction avec les autres joueurs va être relativement minime : c’est en premier lieu le jeu en lui même qui va nous poser des difficultés et qui va nous faire réfléchir sur le comment du pourquoi. Ici chaque joueur va, à partir de propositions communes sur plateau central, construire son plateau individuel d’actions pour pouvoir les réaliser par la suite (en posant des ouvriers dessus), gagner des ressources puis des points de victoire. Attention tout ce paie et les places son chères, le plateau individuel n’étant pas extensible. On retrouve alors des mécanismes déjà vu dans Ora et Labora ou Keyflowers avec moins d’interactivité entre les joueurs puisqu’on ne peut pas jouer les uns chez les autres. Ceci étant, Nations est avenant par une certaine simplicité et fluidité au thème lointain. Pour ma part, il a été une bonne découverte même si je m’attendais à quelque chose de plus immersif (je dirais que ç’est à ce niveau qu’il m’a déçu). C’est une belle mécanique, plutôt « machine de guerre » pour ceux qui apprécient la pose d’ouvrier et les possibilités multiples. Là où Nations fait fort, c’est l’impressionnante durée de vie qu’il laisse percevoir : l’important nombre de cartes contenues dans cette boîte peut être mélangé à l’infinie offrant ainsi une quantité de combos assez hallucinantes. Sachant cela et étant amateur du genre, j’ai vraiment envie d’y rejouer surtout que sa durée reste acceptable à trois joueurs (150 minutes).