“Elle a les yeux bleus Medina !” C’est le premier truc qui me venais à l’esprit lors de se début de partie…
Beaucoup de pièces en arbre en bois pour la réédition de ce jeu datant de 2001 (BGG) ! Une ouverture de boîte qui promet un beau jeu, bien édité avec des règles ne posant pas de problème lors de la lecture.

On est ici dans un pur jeu de placement mais c’est lors de la première partie que le comprend tout l’intérêt de timing hyper important ! Ici, il faut prendre son temps, ne pas se précipiter et bien regarder ce qui a déjà été posé. Toutes les pièces ou presque vont devoir entrer sur les cases et il faudra évidemment bien respecter les règles de pose. Ces dernières vont nous être restrictives mais ce qui est fort dans Medina, c’est que malgré cela, il nous reste un choix et une liberté de pose hyper importante (enfin, en début de partie car après ça se gâte…). Un point important : les tuiles “Thé” : elles sont récupérées grâce aux bâtiments violets. Si on souhaite en avoir un maximum il faudra se précipiter (ce qui n ‘est pas bon pour gagner) et ainsi pouvoir sauter en partie son tour (chacune d’entres elles permet de ne poser qu’une seule pièce de bois au lieu de deux obligatoires). Elles vont permettre de temporiser un max mais il n’y en aura pas pour tout le monde. Autre dilemme, il faudra les jouer au meilleur moment afin de les rentabiliser au mieux. Au contraire, ce sera une course la plus lente possible pour récupérer les tuiles bonus des palais les plus grands et celles des tours de la cité mais ! Car il y a un mais, seul le plus rapide des constructeurs se verra attribuer des marchands supplémentaires lors de l’obtention des tuiles “tour”.

Et oui, Medina nous offre un système contradictoire où le jeu nous pousse à être rapide afin de récupérer certains bonus et également très lent pour gagner. Il s’agira alors de bien évaluer le timing pour prendre les places les plus intéressantes et revendiquer l’appartenance des palais construits (Qu’est-ce qu’un nain beau ? Un petit palais). Opportuniste, tactique, le système est riche et on a envie d’y revenir dès la fin de la première partie, de plus le jeu est assez rapide (moins d’une heure à 3 joueurs). Une très belle réédition que White Goblin Games nous offre ici (un peu comme dans Taluva, le plateau n’est jamais le même à chaque partie et est très joli à la fin). Il y avait bien longtemps qu’ils avaient autant brillé. Une belle mécanique accessible à tous qui ne laissera pas les plus chevronnés indifférents, c’est garanti ! Evidemment, j’y rejouerai !

Je vous laisse avec Cloclo (c’est dur mais j’assume…) :