Un jeu à 2 joueurs exclusivement, le dessin de la boîte met rapidement dans l’ambiance et fait immanquablement penser à Assassin Creed (dont vous pouvez écouter un passage de la Bande Originale)!
Ouverture de la boîte : un petit plateau explicite quadrillé de cases pavées et représentant un quartier de ville médiévale, des cartes de bonne facture et pas mal de silhouettes représentant 12 citoyens et 3 assassins pour le joueur au rôle éponyme et 7 chevaliers et 1 Roi pour le joueur représentant le pouvoir en place. Dans ce jeu asymétrique, il s’agira, pour le Roi, de rentrer vivant dans son château ou de se débarrasser des trois assassins adverses. Evidemment, pour le tueur, il faudra atteindre le Roi et pas qu’une fois mais bien deux. Et dans ce jeu médiéval, tout se fait à l’épée ou à la dague pour infliger des blessures. Il faudra donc être au corps à corps et sur des cases adjacentes orthogonales de sa cible s’il vous plaît.
La mécanique centrale repose sur une gestion de points d’action qui sont annoncés par la carte tirée au sort en début de tour. Le Roi commence puis c’est au tour de l’Assassin qui, en début de partie a sélectionné trois silhouettes de citoyen comme étant ses tueurs. Cette information est bien entendu tenue cachée au Roi mais l’Assassin devra révéler préalablement son citoyen comme étant un tueur avant de frapper (le Roi ou un chevalier). Evidemment, une fois qu’un citoyen est révélé, il ne peut plus se cacher et devra subir (ou pas) le courroux des chevaliers protecteurs du Roi. Roi qui, notons le, ne peut se déplacer que dans la rue. Et pourquoi que dans la rue ? Bah parce que nos citoyens et chevaliers peuvent aussi se déplacer sur les toits des bâtiments ! Ce qui peut donner un léger avantage à l’attaque qu’il ne faudra pas négliger.
La partie dure 15 tours au maximum et si le joueur Roi n’a pas emporté la victoire avant la fin de la partie, c’est l’Assassin qui revendiquera cette dernière. Il y a donc une condition de temps importante qui ajoutera de la pression à la partie.
En plus de tout ça et grâce aux points d’action, si la carte le permet à ce tour (symbole d’une petite icône de fers), un chevalier peut enclaver un citoyen de son choix à portée de corps à corps 7 fois pendant la partie. Utile en cas de doute sur les intentions de ce dernier. Evidemment, le Roi est un véritable tyran (sinon pourquoi vouloir le tuer) et il n’est pas question de protester même si le citoyen enclavé est innocent ! Les chevaliers peuvent également maintenir l’ordre dans les rues et sur les toits en repoussant un ou plusieurs citoyen(s) pour laisser le passage au Roi. Notons que ce dernier n’aura au mieux que deux points d’action par tour soit un déplacement max. de 2 cases.
Alors de tout ça, quoi j’en pense ? La partie que nous avons faite (je jouais le Roi) a été très tendue et à bien représentée selon moi une ambiance meurtrière. Il faut savoir prendre des risques et ce n’est pas toujours évident. L’Assassin doit bluffer un max afin de ne pas se dévoiler trop vite et devra être sûr de faire mal au bon moment (grosse notion de timing). Pur jeu de placement ou presque, ce dernier est rapide, instinctif et simple à prendre en main. De plus, l’iconographie est efficace et permet de ne pas retourner dans les règles une fois lues (ces dernières tiennent sur 4 pages A4). Le jeu m’a vraiment plus, il pourrait s’apparenter à un thème abstrait mais la situation d’attentat s’y prête parfaitement et devient immersive essayant, du côté royal, de repousser la foule mécontente car trop appauvrie, les arrestations arbitraires renforçant cette idée. La durée d’une partie permet aisément de faire un aller-retour afin d’endosser les deux rôles et chaque tour est très dynamique. De plus il y a un plateau alternatif avec un positionnement de départ différent proposant même deux choix pour le Roi. La durée de vie à l’air donc plutôt bonne. J’y rejouerai, c’est sûr, et la prochaine fois en tant qu’Assassin ! ahahhahahhaha!!!