À deux joueurs. Édition impeccable pour ce jeu qui cherche à nous immerger dans un monde d’héroïc fantasty empli de magie. Pari plutôt réussi par la qualité du matériel qui nous propose cinq vrais petits bouquins assimilés comme des grimoires puisque contenant chacun 15 formules magiques.
Formules qui seront utilisées aux fins d’action. Le plateau est costaud et coloré, il manque cependant de lisibilité. Les pions en plastique brille comme par magie et les illustrations des cartes (de bonne facture) sont soignées et immersives.
Les règles sont très vites lues, simples et bien expliquées. La durée du jeu à deux est d’environ 30 minutes.
L’auteur de Grimoria veut nous plonger dans un monde magique et c’est réussi grâce au matériel. Sur la mécanique générale c’est du plus classique car on y retrouve de la bonne vieille pose d’ouvrier mais là où cette dernière devient un poil plus intéressante, c’est que cette pose est simultanée, à décision cachée (grâce au grimoire de chaque joueurs). De plus, comme dans un bon vieil Agricola, les actions possibles deviennent accessibles au fur et mesure du jeu. Certes Grimoria n’est pas le jeu du siècle mais il a plein de petits avantages qui me font écrire qu’il est intéressant ayant la facette d’un jeu tremplin pour accéder à ses grands frères, plus classiques mais tellement moins accessibles. De plus, n’ayant joué qu’à deux, Grimoria peut, je pense, proposer un système bien plus tendu et intéressant. Alors, oui, je rejouerai à Grimoria mais avec plus de joueurs et très probablement à la bibliothèque de Boos.