Deus nous propose de faire vivre une civilisation sur un continent fictif en posant des cartes de sa main et en positionnant différents genres de bâtiments sur des types de terrains variables. Les mécaniques, globalement,  reposent sur du placement (les bâtiments),  du tirage de carte et de la gestion de main. A chaque tour, le joueur a deux actions au choix: poser une carte devant lui et construire/placer un édifice (qui sera lié à la fois à une couleur, un dieu et une catégorie) sur le plateau ou faire une offrande à l’un des 6 dieux (représentés chacun par une couleur), défaussant ainsi toutes ou une partie de ses cartes, permettant ainsi un renouvellement de sa main. Cette dernière possibilité est l’une des forces du jeu qui évite que l’on se retrouve, comme dans d’autres jeux de pioche, avec une mauvaise main pendant plusieurs tours, bloqué par manque de choix. Deus se veut très tactique et par certains mécanismes rappelle Ginkgopolis. Deux points faibles ressortent pour ma part lors de cette première: d’une part, l’absence total de thème. Aucune immersion même minime et ce, malgré de belles illustrations. Clairement,  il ne faut pas s’attendre à un jeu de civilisation au sens premier du terme. D’autre part, Deus ne propose pas grand chose de nouveau et après cette partie la surprise ne pointe pas le bout de son nez. Deus s’impose cependant comme un jeu fluide à combos où nous n’avons pas eu de difficulté de règles. Chaque carte paraît claire et ne semble pas poser de micro problème de compréhension comme il arrive souvent dans ce genre de jeu. De plus il est rapide à prendre en main,  le joueur n’ayant qu’un choix limité d’action à chaque tour, la difficulté et la réflexion résidant plutôt dans la sélection de la carte que l’on souhaite poser. Admirateur du travail de Pearl Games en général et en particulier pour leur innovation dans les jeux, je trouve Deus un tout petit peu fade. Après cette partie, j’ai la nette impression que ce dernier va vite être effacé par d’autres jeux contrairement aux sorties précédentes de l’éditeur. Rejouer à Deus ? Oui très probablement, à condition d’en avoir le temps. Il reste cependant assez riche et facile à prendre en main par des néophytes; avantages qui le fera vivre très probablement à la bibliothèque.