Chaud Cacao ! Et oui, comme souvent le titre ou le thème d’un jeu me rappelle une chanson. Malheureusement, ce n’est pas toujours celle que l’on souhaite…
Bref ! Cacao est une moyenne boîte pour un jeu tout plein familial expliqué en 5 minutes à peine et dont la lecture des règles n’est pas beaucoup plus longue. Dans ce jeu, où l’action se situe au Mexique, on va récolter de la fève pour le chocolat et commercer afin de gagner le plus possible de l’argent (pièces d’or). Ambiance jungle, temple Maya et Dieu Soleil ! Evidemment lors de sa découverte, on ne peut éviter de penser à son grand-frère (grand-père ?) : Carcassonne. Le matériel est propre, sobre, très bien édité et même le thermoformage est impeccable (si, si c’est, vrai !) On est ici dans de la pose de tuiles dites “ouvrier” qui, selon leurs placements, vont déclencher certaines actions provenant de tuiles adjacentes spécifiques (les tuiles dites “jungle”). Ce plateau modulable va se développer en damier car il est interdit que deux tuiles de même type (soit “jungle” soit “ouvrier”) se touchent par l’un de leurs bords. Les joueurs ont une pioche singulière qui est de même qualité pour tous. Ils ont à chaque tour 3 tuiles visibles en main et devront choisir l’une d’elles à poser. Sur ces tuiles “ouvrier”, on y trouve un village mais surtout 4 meeples dessinés qui peuvent être répartis différemment sur les bords de la tuile.

Cacao 2

Plateau central en formation de damier

Selon le placement, ces bords figurant les meeples “ouvriers” vont permettre d’effectuer l’action correspondante à la tuile “jungle” à laquelle ils sont couplés. Le nombre de meeples va donc jouer un rôle de multiplicateur. De là, les actions vont nous permettre de récolter des fèves de Cacao, de les vendre sur des marchés plus ou moins lucratifs, de récupérer des pièces soleil, d’avancer son porteur d’eau sur son plateau individuel, de récupérer de l’or directement dans les mines. Ca tombe bien car le but est de devenir le plus riche des joueurs en fin de partie ! Evidemment, il y a deux petite subtilités : la première c’est que, vers la fin de la partie, on peut, grâce à nos pièce de soleil, améliorer des tuiles “ouvrier” nous appartenant déjà en jeu, en en plaçant une nouvelle par dessus et ré effectuer ainsi les actions proposées par les tuiles “jungle” juxtaposées. La seconde intervient lors du décompte final : certaines tuiles “jungle” proposent de placer des temples maya. Les deux joueurs ayant le plus de meeples autour auront respectivement 6 et 3 pièces d’or supplémentaires par temple conquis. Cacao nous apporte donc une petite notion de majorité qui se combine très bien avec l’idée d’amélioration précédemment décrite. Autre remarque : chaque joueur a un plateau individuel où il peut stocker ses fèves (max. 5) et ses pièces soleil (max. 3).

Plateau inviduel

Il y a également la présence d’un meeple dit “porteur d’eau” qui se trouve sur une piste de 9 cases. Les trois premières représentent un score négatif qui viendra entacher le décompte final si le porteur d’eau n’a pas assez avancé durant la partie. A contrario, si le porteur avance suffisamment, le bonus de points qui en découle est vite très lucratif (max. 16 pts). Le porteur doit se réveiller ! La source dans la jungle devient donc une action presque obligatoire et comme par hasard, des tuiles source, bah y’en a pas tant que ça…
Alors que penser de Cacao (hormis cette chanson ridicule) : et bien la première chose, c’est du simple et familial. Il est extrêmement bien huilé et à l’air de présenter une bonne durée de vie. De plus, gros avantages, il prend très peu de place et le temps de partie est hyper bien adaptée au public visé. On a là un excellent jeu tremplin que je risque d’utiliser à outrance… Cependant, Cacao n’apporte rien de nouveau et s’inscrit comme un simple classique pour des joueurs plus expérimentés. Dès la lecture des règles, il ne fait pas frémir et on ne se pose pas de question quant à la subtilité du jeu. A deux joueurs, la partie a duré à peine 20 minutes. Probable que le jeu est bien plus tendu à quatre surtout pour faire avancer son porteur d’eau. A voir. Il m’a été vendu comme le probable futur Spiel. Possible…
Bon, puisque le jeu m’a fait penser à un refrain bien connu, je vous laisse avec ça :

(Photos : BGG)