Poupées russesIl y a quelques temps, Shanouillette de Ludovox écrivait son E.D.I.T.O. sur le thème du rangement ou comment gagner de l’espace quand on possède des boîtes de jeux de société. Et oui, grand thème chez les collectionneurs et finalement les joueurs puisque petit ou grand logement, étagère dédiée ou pièce entière spécialisée, arrive un moment où il y a problème de place, de stockage. On remarque alors rapidement que les boîtes de jeu sont probablement le rapport volume/place le moins rentable en comparaison de ce qui peut être mis sur une étagère.

Plusieurs solutions ressortent notamment le fait de ne plus ou pas acheter de jeu amenant le pratiquant à ne plus jouer que chez les autres attendant qu’unetelle ou untel achète le jeu du moment. Le joueur devient donc un joueur “vampire” ou “pingre” où les deux sobriquets à la fois, quitte à s’inviter dans les soirées pour dire “oui, celui-là j’y ai joué, c’était pas terrible d’ailleurs mais je crois que ça vient des joueurs qui étaient présents…” Bref, pas très courtois même si j’en connais ! (non, ils ne viennent plus à la maison ceux-là)

Autre solution : la revente perpétuelle. On fait tourner et on se refait un peu de blé au passage. Plutôt pas mal comme technique même si quelques fois laborieuse par la gestion des envois, des chèques, des emmerdeurs (rares), etc… Le risque : rester avec des jeux passés de mode (souvent à tord) ou simplement mauvais donc difficilement revendables.

Pour ma part, je ne pratique aucune des deux techniques (j’ai revendu une fois un Dungeon Twister que j’avais en double). Mais j’arrive comme beaucoup à saturation ou presque et il me faut trouver une technique me permettant au moins de gagner du temps. Quand on regarde une ludothèque comme la mienne, on s’aperçoit rapidement que le milieu ludique n’est malheureusement pas très écologique : et oui, beaucoup de boîtes, d’extensions; que dis-je énormément d’extensions mises dans des boîtes “format standards” offrant une quantité de vide impressionnante pour ces chers pions et autres cubes et figurines ! A la volée, j’ai estimé pouvoir réduire d’un bon quart le volume de mes boîtes si je regroupais les bases et les extensions entre elles. Problème : ça devient vite le foutoir si on ne fait pas les choses correctement et moi, le foutoir ludique, je n’aime pas ça. Alors qui dit organisation dit du temps à passer (et pas forcément de l’argent) : les casiers c’est pratique et quand on veut optimiser la place le mieux est de les faire sur mesure ! Et avec du carton à calendrier, on peut faire des miracles.

Les prochains articles de cette section seront donc consacrés à ce projet complètement dingue vous donnant des exemples et, du coup, peut-être, des idées pour vos futurs aménagements de boîtes.