Un article au sujet de la réception d’un jeu dans ma ludothèque. Lorsque je ressorts d’un magasin de jeu avec une boîte ou après le passage du facteur (ce qui est plus souvent le cas), j’appréhende le nouveau venu en plusieurs étapes. Comme le dirait un joueur que je connais : « Bienvenue chez les Geeks ! ». En effet, ce qui va suivre, va probablement en déconcerter plus d’un… L’objectif de tout ce foutoir est de protéger le jeu afin de lui donner une durée de vie plus longue, d’en faciliter son utilisation et d’éviter la perte de pièce. N’oublions pas que tout ceci n’est que du carton, du bois et des bouts de plastique… Mais qui coûtent tout de même un certain prix. Evidemment, comme tout Geeks maladif qui se respecte, j’inspecte la boîte pour être certain qu’elle ne soit pas bousillée de base par le transporteur. Je ne ferai pas de bonne pub pour le Colissimo (préférant dans la mesure du possible l’envoi TNT) qui par ses méthodes de tri, abîme régulièrement les colis. Afin d’éviter cela, je favorise les petits volumes. Puis, après avoir enlevé le film et ouvert la boîte, j’inspecte le plateau de jeu (si il y a lieu) afin de vérifier qu’il n’y ait aucun défaut de collage ou autre problème d’impression. Y a-t-il des pions en bois ou en plastic ? Si oui, je vérifie leur nombre car c’est là qu’il peut y avoir des manques en général. Tel Rainman, je compte les petites pièces de jeu. En cas de problème, inutile de poster un truc aberrant sur le forum de Tric Trac, en s’indignant qu’il manque quelque chose ou que tel ou tel truc est mal imprimé ! Il y a des choses plus grave dans la vie qu’un Meeples absent d’une boîte de jeu… Un petit mail à l’éditeur règle bien des problèmes.

Première lecture de la règle : la mise en place du jeu qui va me permettre d’organiser mes futurs sachets zip contenant tout ce que chaque joueur à besoin pour commencer la partie. Puis le tri qui en découle permettant l’organisation de la boîte.


Dans mon exemple, Africana se joue avec des cartes. Dans ce cas, à l’aide de pochettes adaptées (sleeves), je les protège. La manipulation est un peu longue mais avec l’expérience, elle reste valable en cas de bière ou autre liquides bien collants renversés ! Vu la quantité différente qu’il existe de tailles de carte, j’utilise un abaque que l’on peut trouver sur le site de Mayday Games, marque spécialisée dans la fabrication de ces choses en plastic protectrices et redistribuées en France par toutes les bonnes boutiques spécialisées.


Dernière touche : la protection de la boîte. Celle-ci est filmée à l’aide d’un papier plastique transparent, autocollant et repositionnable. J’utilise la marque Tesa beaucoup moins cher et tout autant valable que le « Filmolux » utilisé par les écoles et les bibliothèques.


Yahndrev, ludothécaire, en fait une excellente démonstration sur son site ici.
Merci à lui pour la qualité de ses réalisations !
La boîte est donc protégée, les cartes plastifiées, personne ne s’étonnera qu’il manque des pièces lors de futures parties. L’opération est terminée.
En conclusion : il est clair que tout ceci prend du temps et que seule la passion justifie réellement toute cette manipulation. J’apprécie mes jeux et leurs mécaniques parfois plus que surprenantes et j’essaye de les conserver au maximum, leur durée de vie étant plus longue que la mienne et, pouvant être utilisés par les générations suivantes uniquement si quelqu’un en a pris soin auparavant. J’estime le temps passé, selon les jeux, entre une heure et une heure et demi sachant que je ne le fais pas systématiquement. J’essaye au minimum de plastifier les boîtes et les cartes. Les jeux sont cependant systématiquement comptés pour éviter d’avoir des trucs injouables et donc décevant lorsque l’on s’en aperçoit.

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